El contexto local
PNPK (parc National de Phnom Kulen) est à l’échelle de la province de Siem Reap un poumon vert et un château d’eau qui alimente en eau la ville de Siem Reap et l’industrie du tourisme liée à la cité d’Angkor. En 2013, une vaste campagne d’inventaires naturalistes et scientifique a été conduite, couvrant à la fois la flore et la faune du parc. Depuis cette période, presque aucun inventaire ou étude n’avait été réalisé. En 2022-23, soit 10 ans plus tard, l’écologue d’ HUMY, a mené de nombreux inventaires de la faune sur la zone. Les secteurs prioritaires ont été les Community Protected Areas de Popel et Anlong Thom où travaillent principalement ADF Kulen et HUMY.
Objetivos del proyecto
Mettre à jour les données naturalistes sur la faune du parc national.
Évaluer les enjeux de conservation rattachés aux espèces et aux habitats naturels.
Participer à l’élaboration d’une stratégie de conservation avec les autorités du parc national et les CPA.




Cuestiones
Dernier grand bloc forestier de la province de Siem Reap (avec les forêts du complexe d’Angkor), PNPK joue un rôle vital pour la région au travers des services écosystémiques qu’il rend (cycle de l’eau notamment). Afin d’élaborer un plan de gestion et définir des zones d’importance prioritaires pour la conservation, il était nécessaire de mettre à jour les connaissances sur le patrimoine naturel du site. C’était aussi l’occasion d’assurer une présence dans les forêts où les activités illégales comme le bûcheronnage et le braconnage sont toujours pratiquées.
Déjà Réalisé
Après 1 an de mission à PNPK (Parc National de Phnom Kulen), une grande partie des données sur la faune ont été actualisées et un rapport complet a été rédigé en collaboration avec Jean-Baptiste Chevance (ADF Kulen) et Tony Yon, ce rapport a été remis en main propre au ministre de l’environnement.
Il en ressort une liste impressionnante : 56 espèces de mammifères, 209 espèces d’oiseaux, 61 espèces de reptiles, 25 espèces d’amphibiens, 183 espèces de papillons diurnes, 430 espèces de papillons nocturnes et 95 espèces de libellules. Parmi ces espèces près d’une trentaine sont évaluées comme menacées au niveau mondial. On peut par exemple citer deux primates : le Gibbon à bonnet et le Macaque crabier tous les deux listés « en danger » ; et la très rare tortue Elongated Tortoise considérée « en danger critique d’extinction ».

Gibbon à bonnet (Hylobates pileatus)

Lateropalus continentalis
Anecdote
Avant de commencer la mission, la plupart des naturalistes et scientifiques contactés étaient assez pessimistes, disant que la biodiversité de PNPK avait fortement chuté et « qu’il ne restait presque plus rien » dans le parc. Après 1 an d’investigations sur le terrain, de nombreuses espèces rares y ont été découvertes mais aussi des espèces observées pour la première fois au Cambodge ! C’est le cas d’un oiseau (Pouillot chanteur), de deux coléoptères très rares : Cerosterna luteopubescens et Lateropalus continentalis, d’un papillon : Algia fasciata et de plusieurs dizaines d’espèces de papillons nocturnes !
