Le contexte local
Hlanzoun est une forêt unique en son genre en Afrique de l’Ouest. En effet, c’est une forêt marécageuse sur sol tourbeux qui présente des formations végétales aujourd’hui disparues dans la région. Ce qui en fait un lieu singulier et de haute importance pour la conservation de la biodiversité à l’échelle nationale et supranationale.
Sa superficie est de 2945 hectares dont le noyau central, en relatif bon état de conservation, fait environ 900 hectares. Cette forêt marécageuse est alimentée de façon permanente par le cours d’eau Hlan.
Hlanzoun est un écosystème fragile menacé par diverses pressions anthropiques telles que : le charbonnage, le défrichement illégal, le braconnage ou encore l’implantation de palmeraies à huile.
Objectifs du projet
Une veille de la forêt Hlanzoun est indispensable pour faire baisser le braconnage et les coupes d’arbres (pour cultiver ou faire du charbon..). HUMY a recruté 34 écogardes qui travaillent par binôme, ils sont répartis sur les 17 villages riverains de la forêt. Leur mission est de veiller sur la forêt et de partager les observations faites au cours des patrouilles. Une part importante du travail consiste aussi à sensibiliser les villageois-es sur les enjeux de conservation de Hlanzoun.
Le projet à pour objectif la pérennisation des postes des 34 écogardes, mais également de mieux les équiper.



Déjà réalisé
34 écogardes ont été recrutés, répartis sur les 17 villages.
HUMY et ECODEC travaillent désormais sur l’équipement technique des écogardes afin qu’ils puissent réaliser des relevés GPS durant les patrouilles, transmettre et consigner précisément les observations faites sur le terrain (observation d’une espèce particulière, activités illégales, etc..).
Enjeux
Après l’important travail sur la biodiversité de la forêt Hlanzoun réalisé par HUMY et ECODEC en 2021, la population, les pouvoirs politiques locaux et les services de l’état ont adhéré à un projet de conservation de Hlanzoun. Si la volonté est bien là, il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place des patrouilles afin d’assurer une présence régulière dans la forêt, permettant une veille des activités, un dialogue réguliers avec les usagers de la forêt et une sensibilisation du public en continu. Il faut, pour cela, apporter un revenu décent aux écogardes et à leurs familles.
La formation est également un élément clé pour assurer des patrouilles efficaces mais aussi permettre aux écogardes de se retrouver et de partager leurs différentes expériences terrain.



Singe à ventre roux (Cercopythecus erythrogaster erythrogaster)
Un premier constat encourageant
Depuis la mise en place des premières patrouilles et des autres activités génératrices de revenus, certains primates (notamment les Mones) ont révélé un comportement moins craintif vis-à-vis des villageois-es, en restant toutefois, et heureusement, à distance. C’est un premier signe encourageant de la diminution de la pression anthropique sur la faune.
