Pépinière scolaire de Popel, Phnom Kulen

Le Parc National de Phnom Kulen, situé non loin du site d’Angkor Wat, est en proie à une déforestation intense depuis de nombreuses années. À partir des années 2000, c’est la culture des noix de cajou qui occasionne de lourdes pertes pour les forêts naturelles de la zone.
Cambodge
Cambodge, Popel

Partenaire local

ADF

Objectif

1

Depuis

2000

Le contexte local

Le Phnom Kulen est resté pendant longtemps un plateau de basse altitude enclavé. Autrefois constitué de forêts primaires impénétrables, le territoire a subi par le passé un abattage systématique des « bois précieux » et des bois d’œuvre ainsi qu’une forte pression de braconnage. Le développement de la culture des anacardiers (noix de cajou) a plus récemment accéléré la déforestation de toute la partie orientale du parc national. Même si les habitats naturels sont aujourd’hui perturbés sur la majorité du territoire, les inventaires réalisés par HUMY en 2022-23 montrent une diversité d’espèces encore importante, dont des espèces rares et menacées comme le Gibbon à bonnet. Les différents types de forêts présents sur le territoire du parc, de la forêt humide sempervirente à la forêt tropicale sèche, forment une véritable mosaïque d’habitats naturels.

Objectifs du projet

Participer à l’effort de reboisement du parc national, mais aussi et surtout, développer la sensibilité des jeunes générations à la cause environnementale. Ainsi, le projet de pépinière scolaire permet d’échanger avec les élèves à propos des enjeux du reboisement, ils participent également à toutes les étapes de production des jeunes arbres, des semis à la mise en terre. Les revenus générés par la pépinière permettent d’améliorer les revenus des instituteurs et d’acheter des équipements pour l’école et la pépinière.

Enjeux

Avec une capacité de production annuelle d’environ 5000 plants, cette pépinière (et les autres du réseau de ADF Kulen) participe au reboisement local. Les espèces multipliées sont toutes indigènes de la zone et les graines proviennent des forêts locales. Plusieurs d’entre elles sont menacées comme le Beng (Afzelia xylocarpa), un arbre évalué au niveau mondial comme « en danger » par l’UICN ou le Neang Nuon (Dalbergia bariensis) évalué « en danger critique d’extinction ». Participer à la restauration des écosystèmes, en améliorant les revenus des enseignants et les équipements de l’école, est une activité inspirante pour les élèves. Ce sont eux qui demain devront protéger les forêts afin de protéger leurs ressources. Une partie des arbres sont plantés dans le parc national en accord avec les autorités et le reste est vendu.

Déjà réalisé

Entre 2023 et 2025, plus de 8 800 arbres provenant de la pépinière scolaire de Popel ont été plantés dans le parc national de Phnom Kulen.

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