Le contexte local
Notre partenaire ODDB nous a signalé la présence de Colobes de Geoffroy (Colobus Vellerosus) dans une petite forêt au centre‑ouest du Bénin, à la frontière avec le Togo. La forêt de Kikélé fait 14 hectares. Elle est possiblement la forêt qui abrite le plus de Colobes de Geoffroy au Bénin, il y en aurait 34. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), ce singe fait partie des 10 espèces de primates les plus menacées au monde. La population mondiale est évaluée à moins de 1 000 individus.
Objectifs du projet
L’origine de cette population, remonterait à quelques siècles, lorsqu’un dignitaire s’est installé dans la zone de Kikélé, en provenance du Togo. Il serait venu avec un couple de Colobes de Geoffroy. Tous les Colobes actuels seraient des descendants de ce couple initial. Les Colobes sont sacrés pour la population de Kikélé et sont considérés comme des gardiens du village. En 2024, nous avons pris en charge les salaires des 5 écogardes qui s’occupent de la protection des Colobes. Nous souhaitons pérenniser les salaires à long terme.




Colobe de Geoffroy (Colobus vellerosus)
Déjà réalisé
Depuis 2024, HUMY finance les salaires des 5 écogardes qui veillent à la protection des Colobes. La pérennisation des salaires à long termes est prévue.
Également du matériel a été fourni ainsi qu’une moto afin de faciliter les déplacements des écogardes vers une autre forêt distante de quelques kilomètres où des Colobes de Geoffroy ont été aperçus. Cette deuxième forêt, plus vaste, est localement appelée Okouta Kobounan, la forêt de montagne.
Aussi, HUMY renforce la présence de son partenaire ODDB en finançant le salaire d’une personne en charge des projets sur place.
Les bénéficiaires
Les bénéficiaires directs de ce projet sont les 5 écogardes qui s’occupent de la protection des Colobes de Geoffroy à Kikèlè. Toute la population de Colobes de la zone est directement concernée par ce projet ainsi que l’ensemble des espèces qui vivent dans les blocs forestiers où se déroulent les patrouilles.
Les bénéficiaires indirects sont les familles des écogardes.


Et ensuite ?
A terme, nous étudions la possibilité de recréer un corridor biologique entre la forêt sacrée du village de Kikélé et la forêt Okouta Kobounan afin de favoriser les échanges génétiques et éviter les phénomènes de consanguinité chez les Colobes.
